DIOCESE ST BRIEUC

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Vatican

Editorial

 

Vers une ecclésiologie nouvelle

En ce mois de Marie, mon cri de cœur voudrais avoir un écho favorable chez tous les fidèles et sympathisants de la communauté Notre Dame des Sources. En effet, le visage que présente notre communauté de paroisses nécessite une action corrective de la part de chacun. De fait, le baptême nous constitue naturellement missionnaires de l’évangile dans l’église. De là, notre engagement de baptisé-missionnaire reposera sur le développement d’une ecclésiologie nouvelle. Mais, de quelle église s’agit-il ? Celle dans laquelle nous sommes nés par le baptême ou celle que nous avons façonnée après ? Ou bien, s’agit-il au contraire de l’église dont le Christ est la tête et la Vierge Marie, la mère de toute évidence ? Commençons par questionner notre foi et notre pratique !

En laissant chacun répondre à ces « petites » interrogations graves, j’émets le vœu ardent de nous voir tous baptisés, tous missionnaires afin de redonner à notre famille l’église, ses lettres de noblesse. Inévitablement, cet objectif – qui n’est pas des moindres – implique « des changements à vivre ! », comme le contexte du coronavirus a bien pu modifier nombre de nos habitudes tout en relevant des valeurs que nous portons. Inutile donc de faire d’une poignée de sable, une montagne !

Au cours de cette année pastorale, l’effort que l’église notre mère nous demande n’est pas au-dessus de nos forces si nous croyons en nos forces reçues depuis le jour de notre baptême et qui se déploient dans les autres sacrements. Trois étapes graduelles peuvent nous y aider : La première est une conversion missionnaire qui consiste à ouvrir largement les portes de l’église. En effet, nous avons des habitudes souvent trop rigides qui ferment les portes à ceux qui font des efforts. Par exemple, l’appropriation de mission reçue que catalysent nos germes résistants d’orgueils méritent une lumière christologique. La mission est d’abord pour le Christ qui l’a lui-même reçue de son Père ! Il nous revient de permettre à chacun de trouver sa place dans la famille commune à tous, pour le bien de tous. Jésus nous en avertit dans l’évangile de Matthieu : Vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. (Mt 23,13)

La deuxième étape réside dans la qualité de l’accueil que nous réservons à l’autre dans l’église. Cet autre se retrouve souvent démotivé lorsqu’il n’est pas écouté : il est abandonné à son zèle que nous rendons stérile de multiples manières. Nous ne pouvons plus continuer avec nos « consolations privées » ! (Cf. loi synodale N° 15)

A la troisième étape, nous nous découvrons tous responsables du devenir de l’église. A ce niveau, notre responsabilité ecclésiale nous pousse à offrir des opportunités d’épanouissement à tous, en particulier les plus jeunes que nous connaissons bien fragiles. (Cf. LS N°15). En ce sens, nos peurs, nos hésitations, nos doutes, nos craintes, devront être inhibés par notre esprit inventif à l’aune du plus grand commandement : l’amour.

Du reste, le diagnostic est posé et le remède n’est plus à rechercher. Mais le traitement dépend de chacun nous. Mon souhait n’est rien d’autre que de voir mon église plus ouverte, plus accueillante et plus vivante. Comme tel, nous échapperons à la conclusion de Jésus dans l’évangile du premier dimanche de ce mois : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera   produire ses fruits (Mt 21,43).

Je compte alors sur l’engagement de chacun pour une année missionnaire réussie avec l’intercession de Notre Dame du Rosaire.

 

Abbé Noël GBEYETIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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